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Asie du Sud Tsunami

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Projet d’aide Tsunami de l’OMEP : Janvier 2005 – Août 2007

Quand le tsunami s’est produit le 26 décembre 2004, des milliers de personnes ont perdu la vie dans la région de l’Asie-Pacifique. Des maisons ont été détruites. Des familles ont été séparées. Des enfants sont devenus orphelins. Des services essentiels de santé et d’éducation ont été anéantis.

Contexte
En réaction au désastre naturel, le 13 janvier 2005, l’OMEP a lancé un appel pour recueillir des dons au niveau mondial. Avec l’approbation des membres du Comité exécutif mondial et l’appui de la présidente mondiale, Selma Simonstein, la campagne allait être spécifiquement consacrée à la collecte de dons afin de soutenir des solutions créatives pour rétablir les services aux jeunes enfants des pays touchés, une fois la crise immédiate passée. Les membres de l’OMEP de partout dans le monde ont répondu généreusement en faisant parvenir des dons à la trésorière mondiale. Ces fonds ont été déposés dans un compte spécial. Pendant que les fonds s’accumulaient, l’OMEP proposait un projet conjoint avec l’UNICEF.

Kate Kolchin, représentante de l’OMEP à l’UNICEF, à New York, et Joan Waters, alors vice-présidente de l’OMEP pour l’Asie-Pacifique, ont convenu de travailler ensemble à l’élaboration d’un plan d’action. En plus de cette collaboration, Kate a consulté Nurper Ulkuer, Senior Adviser, Early Childhood Development Unit/Program Division. Selma Simonstein, présidente de l’OMEP, a présenté le plan au Comité exécutif qui l’a immédiatement approuvé. Un projet d’envergure était envisagé, mais il ne s’est pas avéré faisable. Une version plus modeste a plutôt été élaborée avec l’idée qu’un projet coopératif pourrait servir de modèle que pourraient reprendre les leaders en éducation d’autres régions affectées par le tsunami.

Les deux principaux objectifs étaient de :

  • s’assurer que les enfants touchés par la crise de l’océan Indien reprennent leur confiance en soi dans des environnements qui en prendraient soin en toute sécurité et protection, soit des centres de développement de la petite enfance (CDPE).
  • s’assurer que les éducateurs offrent des programmes de qualité aux jeunes enfants dans les CDPE.

Comme organisation professionnelle vouée au développement et à l’éducation des jeunes enfants, la mission de l’OMEP va au-delà du soutien aux enfants en situation de crise. Par conséquent, le projet envisagé a été conçu pour inclure les dimensions suivantes :

  • Une gestion par la communauté locale
  • Une programmation de qualité optimale
  • Une programmation à coût abordable
  • La durabilité à long terme
  • La flexibilité par l’utilisation de stratégies variées
  • La pertinence culturelle
  • La supervision et l’évaluation

Alors que l’attention était centrée sur la réponse aux besoins immédiats les plus pressants, l’élément le plus important du projet proposé visait à apporter un soutien qui aurait un impact durable et à long terme sur les services aux jeunes enfants à l’intérieur des centres.

Ayant la durabilité à long terme en tête, l’équipe de planification du projet se préoccupait particulièrement d’offrir des occasions de développement professionnel nécessaires à l’établissement de services de qualité aux jeunes enfants dans la période suivant la crise. Ces considérations étant à l’avant plan des orientations des planificatrices, le financement initial allait être consacré à des ateliers de formation professionnelle sur le développement de l’enfant. Cette priorité s’appuyait sur la recherche selon laquelle des interventions en formation professionnelle, systématiques et bien élaborées, contribuent à améliorer la pratique des éducateurs de la petite enfance. Un programme de cours a donc été élaboré et plusieurs heures ont été consacrées à la communication et à la consultation avec les officiels de l’UNICEF.

À la réunion du comité exécutif de l’OMEP, à l’occasion de l’Assemblée mondiale de la Havane, Cuba en juillet 2005, il y a eu consensus pour que Joan Waters et Kate Kolchin continuent à travailler à l’élaboration d’un projet conjoint OMEP/UNICEF jusqu’au 30 août. Après quoi, les dons déjà reçus des membres de l’OMEP seraient pris du Fonds spécial tsunami et versés aux pays touchés, par voie de soumission de propositions. La distribution des fonds a été divisée en trois phases. La première serait faite à l’OMEP Sri Lanka. Le deuxième versement serait fait à l’OMEP Indonésie et le dernier versement serait consacré à une visite de supervision par Joan Waters en juin 2006.

Projet d’activité du Sri Lanka
Douze centres préscolaires complètement détruits et huit, aux structures partiellement endommagées, ont été re-localisés à environ 400 mètres de la côte. Tous les enfants de ces centres avaient été gravement affectés par le tsunami. Plusieurs avaient perdu au moins un membre de leur famille. Dans la période suivant le tsunami, ils vivaient dans des tentes, gravement traumatisés et en mauvaise condition physique.

Avec l’aide de l’OMEP, le groupe de l’OMEP Sri Lanka, sous la direction de M. C. A. Samaradivakara, a pu poursuivre, avec une vigueur renouvelée, son programme de guérison post-traumatique par la danse, la musique, le théâtre et la peinture. En septembre 2005, le premier versement a été fait pour un programme de réhabilitation du district de Matara sur la côte est de l’île. Dès janvier 2006, les rapports du sous-comité d’encadrement et de supervision indiquaient que 604 enfants avaient bénéficié du programme.

Les fonds disponibles ont permis l’achat d’amemblement et d’équipement neuf, fabriqué par des artisans locaux contre rétribution et donné aux centres. Du matériel éducatif comprenant des livres à dessin, des pastels, du papier de couleur, des boîtes de glaise a également été fourni. Pour améliorer leur travail auprès des enfants, vingt enseignants/es et vingt éducateurs/trices ont reçu une formation continue en théorie et pratique de l’éducation préscolaire. Le cours a été donné sur une période de deux mois (novembre et décembre 2005) par deux formateurs soutenus par l’Association Ruhunu de l’UNESCO. Les sessions se déroulaient de 10h à 16h. Tout au long du cours l’accent était mis sur l’usage créatif de matériel autochtone comme matériel de jeu.

Tous les jours, bénévolement, des parents et des membres d’organisations communautaires locales préparaient sur place des repas nutritifs. Des céréales, des fruits et des légumes frais, cultivés localement, étaient achetés aux maraîchers du voisinage. Comme il s’agissait de villages de pêcheurs, le poisson était disponible à bas prix. De la nourriture sèche et du riz non traité étaient remis aux parents pour le repas du soir. La tisane traditionnelle (Kola Kenda) et du lait étaient servis trois jours/semaine. On estime que de 575 à 625 enfants étaient nourris quotidiennement. Pendant cette période, les repas étaient fournis en même temps que la nourriture sèche.

Des médecins et des infirmières, membres du groupe de l’OMEP Sri Lanka et de l’Association Ruhunu de l’UNESCO, dispensaient des services dans trois dispensaires mobiles. Les enfants carencés en fer et en vitamines recevaient des suppléments. Trois autres dispensaires ont aussi été ouverts pendant quatre mois. Les médicaments et les suppléments sous ordonnance étaient fournis. Quatre mois plus tard, les rapports d’observation signalaient que “tous les enfants paraissent maintenant en santé et en bonne forme physique et mentale”.

Indonésie
La deuxième subvention au projet Tsunami de l’OMEP a été consacrée au programme de formation des éducateurs/trices des CDPE pour enfants (de la naissance à 3 ans). Madame Rasfiati Iskarno était à la tête de ce projet qui a commencé le 19 décembre 2005 et s’est terminé en mars 2006. L’objectif du programme était de former vingt participants à l’éducation et la garde adéquate de jeunes enfants pour :

  • améliorer la compétence théorique et pratique en jeune enfance des éducateurs/trices
  • rendre les enfants plus habiles à faire face aux problèmes et à les résoudre.
Auparavant, l’OMEP avait cherché à collaborer avec des programmes Tsunami en place à Aceh, particulièrement en matière d’aide aux enfants de la naissance à trois ans, vu que les autres programmes visaient seulement les enfants d’âge scolaire. Cependant, du point de vue de l’OMEP, centrée sur le soutien aux enfants les plus jeunes, la communauté est prioritaire. Offrir des ressources et des services aux enfants les plus vulnérables permet de réduire des interventions plus coûteuses plus tard.

Avec cet objectif en tête, la responsabilité des activités de formation et de développement professionnels est revenue à des membres de l’OMEP, diplômés en travail social, bénévoles à Aceh depuis janvier 2005. Une dimension majeure du programme de formation consistait à recourir à des formateurs locaux qui avaient de l’expérience sur le terrain.

L’équipe du projet a conçu

  • des activités pour des enfants très jeunes
  • des services additionnels de nutrition et
  • des rencontres d’information et des campagnes visant les mamans.

Le soutien et la participation de la communauté locale étaient aussi encouragés. L’OMEP Indonésie supervisait le projet et la coordonnatrice présentait des rapports d’avancement.

Financement de l’UNICEF-Extension du projet Tsunami de l’OMEP
À l’Assemblée mondiale d’août 2006, tenue à Tromsø, Norvège, les membres ont décidé à l’unanimité de continuer de soutenir le projet Tsunami. À cette réunion, Joan Waters, qui s’était rendu superviser sur place les projets au Sri Lanka et en Indonésie en juin 2006, a fait une présentation Power Point (voir Annexe 1.). Sa présentation a non seulement donné une impression et des résultats de premier plan sur la situation et l’effet de l’implication de l’OMEP dans les deux pays, mais elle a aussi motivé la décision de l’exécutif de verser aux présidences de l’Indonésie et du Sri Lanka le reste des fonds donnés par les comités nationaux de l’OMEP à travers le monde.

À cette occasion, on a demandé à Joan Waters de demander des fonds supplémentaires à l’UNICEF, New York, pour les projets du district de Matara, Sri Lanka, et de la province d’Aceh, Indonésie. Ces fonds additionnels serviraient à augmenter l’offre de services de base en éducation et garde de la petite enfance mis en place à l’origine du projet Tsunami de l’OMEP.

En collaboration avec Nurper Ulkuer, représentant l’UNICEF, la demande de 10 000.$US de subvention de l’OMEP a été soumise à évaluation. Son acceptation a été confirmée en décembre 2006. Chacune des présidences des deux pays impliqués dans le projet a reçu la moitié des versements. Dans le cadre de la subvention, elles ont présenté des rapports sur les programmes de formation et leurs effets sur les enfants et les familles.

Sri Lanka
Selon les rapports d’alors, pour maintenir les progrès accomplis, «des ressources additionnelles étaient nécessaires», particulièrement les services de formateurs, de médecins, d’infirmières et d’artistes afin que le projet soit conforme à l’échéancier. La collaboration des parents, de représentants de l’état et d’organisations communautaires locales paraissait essentielle à la mise en place réussie du projet global et à l’atteinte des résultats escomptés. On prévoyait compléter le projet le 20 avril 2006.

Avec le soutien additionnel de l’UNICEF, la formation professionnelle s’est étalée sur cinq samedis en avril et mai à l’Institut Sri Sudharshi de Matara. Soixante enseignants et éducateurs de centres préscolaires des districts de Galle, Matara et Hambanthota ont suivi la série d’ateliers de formation. Les sessions d’une journée complète étaient données par des chargés de cours de l’Open University du Sri Lanka. Les sujets suivants étaient abordés:

  • Les besoins psychologiques de base des enfants
  • Les stades du développement physique et affectif des enfants et
  • L’intégration de contes de musique et de danses folkloriques au programme

Les repas et collations étaient fournis. Des honoraires étaient versés aux chargés de cours et aux personnes ressources.

Il faut aussi souligner que le Sri Lanka s’est joint à l’OMEP en tant que comité préparatoire, en août 2006.

Indonésie
Les fonds additionnels provenant de l’UNICEF ont permis à 4 personnes de l’équipe de l’OMEP de Bandung d’aller à Takengong (en avion et minibus) pour donner un programme de formation. Il s’agissait d’une extension du travail mené antérieurement à Banda Aceh, où l’équipe avait déjà donné une formation de groupe aux éducateurs d’enfants de la naissance à 3 ans. À Takengong, la plupart des participants étaient des enseignants qui avaient déjà des connaissances en éducation scolaire. Par conséquent, pendant les 3 jours de formation, le cours intensif portait sur l’éducation et les soins aux enfants de la naissance à 3 ans. Le contenu comprenait :

  • Les jeux, le matériel de jeu et les histoires pour enfants de 0 à 3 ans
  • Les soins aux bébés et tout-petits
  • Le développement du langage, des habiletés langagières et des habiletés motrices
  • L’environnement naturel en lien avec l’éducation de la petite enfance

Les professeurs utilisaient des moyens audio-visuels pour donner le cours. Quelques jeunes enfants participaient à des sessions de démonstration pratiques. De la papeterie et des instruments de musique ont été achetés. Avec l’information sur le développement de l’enfant et l’emploi de matériel approprié, des musiciens, des danseurs, des professeurs d’art de même que des infirmières se joints à tous les ateliers comme personnes ressources.

Travailler avec les mères pendant que les enfants jouaient était une autre caractéristique de la formation du personnel. Dans leurs échanges avec les mères et les enfants, les formateurs donnaient des exemples de moyens d’interagir avec les enfants pour soutenir et favoriser l’apprentissage.

Chaque participant recevait deux manuels inclus dans leur formation, Toys and Games (0-3 year-olds) (Jouets et jeux – 0-3ans) et Baby and Child Care (Soins aux bébés et tout-petits). Chaque participant montera un album d’images d’Aceh et d’histoires à utiliser plus tard. Les montants additionnels de subvention ont permis d’assumer les coûts de déplacements et séjour des membres de l’équipe ainsi que du matériel pédagogique, comme par exemple des cassettes audio. L’OMEP s’attend à ce que les participants aux ateliers en forment d’autres et assurent un encadrement et un soutien à mesure que les services aux jeunes enfants continueront de se développer.

Résumé
L’impact du projet Tsunami dans deux pays touchés par le désastre naturel amène le Comité exécutif mondial à souhaiter collaborer avec l’UNICEF à de futurs projets. Entre temps, l’exécutif cherchera à obtenir une subvention de voyage de l’UNICEF pour permettre à Joan Waters de faire une visite de supervision de suivi sur les sites des projets au Sri Lanka et en Indonésie, en 2008. Ces visites auront pour but d’aider les membres de l’OMEP de chacun des pays à maintenir et augmenter davantage la qualité des programmes disponibles dans les écoles qui ont été restaurées ou reconstruites.

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