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Séisme en Haïti

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APPEL SPÉCIAL HAÏTI RAPPORT À L’ASSEMBLÉE MONDIALE

Göteborg, Suède Août 2010
Madeleine Baillargeon
Le 12 janvier dernier, Haïti a subi un tremblement de terre qui a détruit une partie importante de sa capitale et ses environs. Dès le lendemain et dans les jours qui ont suivi, j’ai reçu des messages de personnes de l’OMEP qui s’inquiétaient, comme moi, du sort de nos membres de l’OMEP Haïti tout particulièrement. Il faut dire qu’Haïti avait déjà vécu une série d’autres catastrophes naturelles et autres malheurs, ces dernières années, et que le pays était déjà l’un des plus pauvres du monde. Plusieurs messages reçus suggéraient une cueillette de fonds d’aide spécial et les deux autres comités de la région. Amérique du Nord et Caraïbes en étaient même à élaborer des textes à l’intention de leurs membres.

Appel Spécial

Le comité exécutif mondial avait une réunion téléphonique prévue à son agenda le 17 janvier. Après discussion, il a alors décidé de lancer un appel général aux comités nationaux de l’OMEP. Cet appel a été transmis par courriel le 22 janvier et sur le site web les 25 et 26 janvier.

Entre temps, les communications avec OMEP Haïti ont été nombreuses et ont permis d’être rassurés sur la survie des membres de sa direction. Par contre, nous y avons appris les conditions précaires dans lesquelles ils vivaient, la perte de certains de leurs proches ainsi que les dommages et la destruction de nombreuses écoles, déjà insuffisantes avant le séisme. Après que l’appel aux membres eut été lancé, un besoin d’aide psychologique a été mentionné à plusieurs reprises par les Haïtiennes. J’ai alors commencé à faire une recherche de ressources pertinentes et je leur en ai ensuite fait parvenir la liste.

Après une réunion le 13 mars, OMEP Haïti m’a transmis un texte où elle présentait deux besoins prioritaires auxquels consacrer le fonds spécial : 1) aide psychologique 2) aide aux écoles endommagées ou détruites à reprendre leurs activités.

Aide Psychologique

OMEP Haïti souhaitait que des «séminaires soient présentés en Haïti par des personnes qui pourraient aider à maîtriser les émotions négatives auxquelles chacune doit faire face depuis le séisme.» Elle voulait mieux répondre à l’attente des parents et des enfants et aider ces derniers à comprendre la mort, le deuil, les catastrophes naturelles. Parmi les ressources proposées, deux spécialistes québécoises du deuil chez l’adulte et l’enfant et co-auteures d’un guide d’intervention auprès des enfants paraissaient bien correspondre au désir des Haïtiennes. Finalement, l’une d’elles, madame Claire Foch, psychothérapeute, s’est rendue à Port-au-Prince et a présenté deux ateliers de deux jours chacun et une conférence publique, organisés par OMEP Haïti. Pendant son séjour, du 4 au 11 mai, madame Foch a aussi été interviewée par un journaliste d’un important journal local et a participé avec des membres de l’OMEP Haïti à une populaire émission de télévision diffusée à plusieurs reprises, autres moyens de toucher un large public.

À son retour, madame Foch a fait parvenir un bilan et quelques photos. OMEP Haïti a également transmis un rapport (voir ci-dessous).

Les honoraires de la psychothérapeute de même que les frais de transport et d’assurance occasionnés par ce voyage ont été payés directement par OMEP Canada à même les dons déjà reçus. En effet, il a semblé plus simple et plus économique de procéder ainsi, les dépenses étant effectuées au Canada et cela permettant d’éviter de coûteux frais de transferts bancaires. Notons que Madame Foch a été logée, nourrie et transportée par une membre de l’OMEP Haïti.

En date du 12 juillet, nous savons que nous pouvons compter sur un montant résiduel de 13571,52USD, recueillis par les comités du Canada, de la Chine, de la Corée, de la France et de l’Islande. Peut-être que l’assemblée mondiale sera l’occasion pour d’autres comités de se manifester.

Le fonds pourra être consacré à répondre à la deuxième priorité exprimée par l’OMEP Haïti, soit aider les écoles endommagées ou détruites à reprendre leurs activités. En lien avec les orientations qu’elle s’était déjà données, elle souhaite maintenant aider spécifiquement l’École normale de jardinières d’enfants, complètement détruite le 12 janvier et maintenant sous la tente, à remettre sur pied sa bibliothèque.

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